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REGISTRES DU BUREAU                                               [i558]
tion, et qu'on voit les contraintes qui se font chas­cun jour par les commissaires du Roy sur les bour­geois de lad. Ville pour tirer plus que lesd, bourgeois n'ont de puissance.
à aller à la Court vers le Roy faire les rdélibérées en l'Assemblée generalle duce present moys de Mars, où se sont tr
mess" les Prevost des Marchans et E
monsr Hennequin;
mons' le Lieutenant particulier;
monsr Larcher;
monsr de Jumeauville;
monsrDu Saulsay;
monsr Le Sueur;
sires Jehan Croquet et Pierre Croquet : Con­seillers delad. Ville.
Après ce que Monsr Marcel a recité le discours de son voyage, a esté conclud que l'on doibt attendre la venue du Roy en ceste ville pour luy remonstrer de rechef, s'il est besoing, l'impossibilité de lever lesd. cm livres pour les l m. hommes, attendu que lad. Ville a payé depuis demy an mc m. livres pour la soulde de x m. hommes de pied, et qu'on ne sauroit sur quoy riens imposer ny riens lever par cappita-
Quant à la suppression du greffe des Insinuations, fault faire savoir aux communaultez de la Ville, aux notaires, marchans, et autres qui y ont interest, qu'il fault qu'ilz s'efforcent de bailler argent, chas­cun en droit soy, pour le rachapt dud. greffe pour lequel fault xm c. livres.
Et quant aux Lettres apportez par lesd, déléguez pour les dix mil livres demandez pour la fortiffica-tion des villes frontieres, la Compaignée a remercié lesd, déléguez d'en avoir obtenu l'exemption, et des bonnes remonstrances qu'ilz ont faittes.
Au jour d'uy, cinquiesm
MI. — Lettres du Roy touchant le salpestre.
Reçues le 5 avril i558. (Fol. 281 v°.)
avez au bien et à la subvention de noz affaires, nous
avant Pasques, ont esté apportées au Bureau de la Ville Lettres du Roy, dont la teneur ensuit.
icr avril. De par le Roy.
Trés chers et bien aînez,
«Nous avons entendu que vous avez en vostre Maison de Ville jusques à cinquante miliers de sal­pestre, desquelz pour le besoing que nous avons de faire faire promptement ung bon et grant nombre de pouldres, tant pour la munition de noz places fortes que pour l'exploict de nostre armée, il est bien necessaire que nous soyons secouruz.
"A ceste cause, et pour l'asseurance que nous avons de la bonne et affectionnée volunté que vous
avons bien voullu vous escripre ce mot de lettre, vous priant que, incontinant icelle receue, vous faittes mettre es mains du garde general de nostre Artillerye et Munitions à Paris, lesd, cinquante miliers de salpestre pour estre convertiz en pouldres, ainsi que le requiert nostre service; et nous acor-derons si bien avec vous du payement desd, sal-pestres que vous aurez occasion de vous en con­tenter: et nous ferez service bien fort agreable en ce faisant.
"Donné à Fontainebleaue, le premier jour d'Avril mil vc lvii."
Ainsi signé: «HENRY". Et au dessoubz : «Bourdin".
Mil - Mill. — Lettres du Roy pour le reste des iiic m. livres
[La RESPONCE DU RuREAU.] Reçues le 5 avril 1558. (Fol. 282 r°.)
Led. cinquiesme jour d'Avril, ont esté apportées Lettres du Roy dont la teneur ensuit.
2 avril. De par le Roy.
Tj'és chers et Uen aînez,
«Le Tresorier de nostre Espargné nous a faict en-
tendre que vous devez encore xximxlii livres xixsolz viii deniers, restans des 111e m. livres de l'oc-troy à nous faict en l'année derniere par les manans et habitans de nostre ville de Paris; lequel reste nous avions cy devant faict assigner par led. Treso­rier de nostre Espargné pour plusieurs parties